#coupdecoeur #danse : il faut que le monde change 

Bam bam bam : je partage un vrai coup de coeur qui m’a fait un coup au coeur.

Si tant est qu’un algorythme puisse être assimilé au hasard, je suis vraiment heureuse d’avoir été mise dans les mailles du filet social facebook et d’être tombée sur la vidéo de Thomas Bimai « Il faut que le monde change ».

De l’ombre de la guerre à la lumière de nos smartphones

D’abord le message : il est puissant, puissamment humain. Coup de chapeau à Lunik Grio pour ce texte slamé. En 3 minutes, il relie les bombes qui secouent notre société, des attentats de Paris, semant méfiance et défiance, jetant le trouble dans l’esprit démocratique. Et puis la guerre, alors qu’Alep vient de tomber. La guerre finalement pas si loin puisqu’elle mijote en nous, tous, mus par notre part d’ombre, une ombre captée, captivée par les écrans de nos téléphones. Boite de pandore, comme le dit la Voix. Isolement, évitement, savons nous encore communiquer ? 

Voilà comment le point final de l’histoire est peut être le point de départ de tout, point de départ du mouvement fatal dans lequel nous sommes. Sauf que ce point fatal pourrait être le point vital : il faut que le monde change. En commençant par soi, peut être peut on influer sur le reste ? Ça vaut le coup d’essayer.

Et il y a la danse : Thomas Bimai crée une danse en symbiose, en cohérence avec l’ensemble. On est dans l’univers du hip hop, dans la pure lignée de l’histoire du hip hop. A bien y regarder, ce style est né du jazz, lui même né du mélange des cultures africaines et européennes, (ou comment l’homme a le don de détourner les contraintes pour en faire quelque chose de sublime : peut être reviendrai-je sur cette histoire un peu plus tard). Bref, pour revenir à Thomas Bimai, j’aime cette force de la danse hip hop, soulignée par la précision du classique – en témoignent la série de tours fouettés réglés comme une horloge – et la fluidité de mouvements plus contemporains. J’aime cette mixité, cette rencontre : une façon de dire que chacun a sa place dans la danse… et dans le monde. 

Le mix est d’autant plus fort que texte et danse jouent et joutent ensemble. L’un ne va pas sans l’autre, le puzzle est complet. Puissance et efficacité.

Et puis il y a aussi la subtilité des silences. L’absence de mouvement, de son, un quart de seconde de retentissement, comme ce qui reste d’une détonation, un temps d’apnée, une suspension. Cet arrêt sur image fait raisonner plus encore l’écho de ce qui vient d’être dit ou dansé. 

Le mouvement frappe quand les mots cognent, glisse quand les phrases laissent de l’espace pour lire entre les lignes. Car oui, il faut lire entre les lignes. C’est là, juste au creux de l’émotion, au fin fond du battement de ton coeur. 

Le message et la danse sont unifiés par une mise en scène, en espace, en image. La caméra sait où elle doit aller, où se poser pour capter le mouvement. Là encore, la cohérence. 

Reste à rendre cohérent nos likes et nos partages, rendre cohérents nos profils facebook et ce que l’on est vraiment. On peut essayer pour tenter de relever le défi de Thomas Bimai : il faut que le monde change. Là dessus, on est tous d’accord.

Prenez le temps d’aller voir, ça vaut le coup,

ET prenez soin de vous,

Bulle.

Pour voir la vidéo de Thomas Bimai : https://m.youtube.com/watch?v=I-By1LkFxPk

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