De l’art de la critique : « liker » et bien plus encore

Critiquer, un art ? Sans aucun doute.

Il est crucial de faire la distinction entre juger et critiquer. Ce qui fait toute la subtilité de la critique – et par là même un art – c’est d’être capable de dépasser le « j’aime » ou à l’inverse « je n’aime pas ». Juger : « j’aime » ou « j’aime pas » tient du coup de coeur ou du coup de semonce. Il enthousiasme ou enterre, ovationne ou anéantit sans plus d’explication.

Alors que la critique, elle, fait travailler les méninges, activer les neurones et démultiplier les synapses ! Du coeur, on passe à la raison. « J’aime parce que »… « je déteste parce que » : voilà qui commence à prendre une toute autre tournure ! Argumenter, chercher le positif, le négatif, comparer, jauger, apprécier, justifier. Ce qui est fort dans la critique, c’est qu’avec ce flot d’énergie mise en oeuvre pour formuler son avis critique, j’apporte une vraie pierre à l’édifice, je fais naître ou participe au débat. Et chacun en ressort grandi : celui qui formule sa critique et celui qui est critiqué. L’un offre à l’autre son regard, sa pensée, son raisonnement. Et l’autre peut à son tour être enrichi de cet avis constructif : une pierre est apportée à son édifice.

Chaque année, l’association ça et là et son maître d’oeuvre Pierric Maelstaf propose aux collégiens de participer au Prix Sainte Beuve des Collégiens. L’idée : choisir un livre dans une liste thématique donnée et s’en faire le critique. A l’écrit ou à l’oral, depuis 2008, les collégiens sont de plus en plus nombreux à participer à ce prix. Pour avoir assisté à quelques finales, je peux vous dire que j’aime le Prix Sainte Beuve des Collégiens :

  • parce qu’il participe à l’éveil du goût de la lecture, de la curiosité
  • parce que les jeunes ont un talent fou pour s’exprimer, révélant des écrivains des orateurs prometteurs.
  • parce qu’il crée un esprit de groupe dans les classes et les établissements
  • parce qu’il met en ébullition ce sens critique et pousse plus loin la réflexion et repousse les frontières de la curiosité, de la découverte.

Ce que je n’aime pas ? J’ai cherché et je n’ai pas trouvé…

Demain je vivrai une belle journée dans un collège du Pas-de-Calais dans le cadre de ce prix Sainte-Beuve des collégiens. A suivre 🙂

Pour en savoir plus sur l’association ça et là et le Prix Sainte Beuve des collégiens :  cliquez ici

 

 

Publicités

CD de sophrologie ou un-e sophrologue en chair et en os ? Une autre dimension

Après tout, c’est vrai : pourquoi payer 50 euros une séance quand un CD à 15 euros voire un bon lien youtube fait l’affaire ?

Moi la première, je suis adepte des CD. Le pari c’est d’être sûr d’aimer la voix du / de la sophrologue choisi-e. Mes coups de coeur vont à  Clémence Peix-Lavallée, Carole Serrat  et aussi Clairisse Gardet qui allie sophrologie et méditation pour les enfants. Le web regorge de séances enregistrées – certaines moyennes, et d’autres top – sur tout un tas de thématiques : sommeil, burn out, grossesse, etc. J’en ai usé et en use encore très souvent.

 

Reste que les séances de sophrologie que j’ai vécues avec mes sophrologues préférées (Voir mon article « La sophrologie je suis accro ! ») m’ont apporté une expérience toute autre. C’est un peu comme écouter le CD de votre artiste préféré et le voir en concert. Avouez : la dimension n’est pas la même ! 

lights-party-dancing-music

Un CD ou un sophrologue en chair et en os : c’est comme écouter le CD de votre artiste préféré ou aller à son concert…  Crédit Photo : Pexels.com 

Avec votre sophrologue, vous allez d’abord établir un contact humain. Quand votre problématique touche à la confiance en soi, je vous souhaite d’avoir le bonheur de trouver un-e sophrologue qui, immédiatement ou presque, portera sur vous un regard positif, bienveillant, comme si vous sentiez déjà un « moi, je crois en toi, et je t’accompagne pour que toi aussi tu crois en toi ». Si vous êtes au bord du burn out, avoir une oreille vraiment attentive sera un soutien considérable.

Au cours de la séance, vous aurez peut être des ressentis qui vous bouleverseront, qui vous toucheront. Votre sophrologue saura trouver les mots pour vous aider à vivre au mieux ces émotions, ces sensations, pour en tirer la « substantifique moelle » et vous permettre de grandir à partir de cette expérience. C’est un peu comme faire régime en solo ou être accompagné par un vrai pro de l’alimentation : il saura vous encourager, vous soutenir et trouver la ressource qui fait que même après un moment difficile vous repartirez grandi.

Quelle que soit votre problématique, votre sophrologue va vous tailler des séances sur mesure. En général, entre 6 et 12 séances vous permettent de faire de belles avancées.

Est-ce comme pour les vêtements : un luxe ? Oui, cela représente un budget, je ne vais pas vous dire le contraire. Mais quand vous en sortirez, vous aurez les outils pour traverser ce que la vie vous propose. Vos outils, créés avec vos propres ressources, votre propre personnalité, ceux qui vous conviennent à vous. C’est une vraie démarche personnelle, c’est une décision : celle de se prendre en main, d’être acteur de sa vie.

Pour ma part, la sophrologie – et mes sophrologues préférées – m’ont permis de traverser toutes sortes de moments. Les plus durs bien sûr : ça m’a armée pour ne pas sombrer. Mais les plus beaux aussi : la sophrologie c’est aussi être présent à soi, savourer les instants les plus doux comme s’ils s’inscrivaient jusque dans le noyau de nos cellules. La sophrologie, c’est faire le choix de prendre soin de soi et de ceux qui nous sont chers. La sophrologie, c’est aimer la vie.

Les CD et ressources web sont pour moi des soutiens, des piqûres de rappel au quotidien, efficaces. Néanmoins, mes sophrologues sont de belles rencontres humaines qui m’ont vraiment accompagnée pour grandir, pour m’épanouir. Bref, je ne serais pas aussi heureuse sans la sophrologie et surtout sans mes sophrologues.